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Le r�sultat strat�gique du Conseil est de favoriser l'�tablissement et le maintien de relations du travail harmonieuses dans toute entreprise relevant de la comp�tence du Parlement du Canada en administrant de mani�re impartiale, efficace et ad�quate les r�gles de conduite auxquelles sont assujettis les syndicats et les employeurs dans leurs activit�s de repr�sentation et de n�gociation.
Cela �tant dit, il est �vident que, si le Conseil est saisi d'une demande ou d'une plainte, c'est habituellement parce qu'il y a un diff�rend ou un probl�me quelconque que les parties concern�es ont �t� incapables de r�gler elles-m�mes. En r�glant l'affaire, par la m�diation ou au moyen d'une d�cision, le Conseil contribue de mani�re directe et efficace � l'atteinte du r�sultat �nonc�. Il convient aussi de souligner � cet �gard que les interventions du CCRI peuvent avoir des retomb�es importantes et consid�rables. Les d�cisions et les efforts de m�diation du Conseil ont souvent une incidence tr�s concr�te sur la vie active de milliers de Canadiens, la situation �conomique des grandes entreprises canadiennes et le bien-�tre g�n�ral des Canadiens.
Le Conseil contribue aussi de mani�re indirecte, mais non moins efficace, � l'atteinte du r�sultat �nonc�. Chaque d�cision du Conseil vient s'ajouter � sa jurisprudence de plus en plus volumineuse et diversifi�e, qui fait l'objet d'une vaste diffusion dans la collectivit� des relations du travail. En rendant des d�cisions claires et uniformes, le Conseil d�finit un ensemble de crit�res et de principes sur lesquels les parties � un litige �ventuel peuvent s'appuyer pour r�gler leurs diff�rends au lieu de solliciter l'intervention du Conseil. Il est toutefois difficile d'attribuer une valeur quantitative � ce r�sultat.
Un autre facteur qui influe sur la capacit� d�cisionnelle du CCRI est l'augmentation du nombre de cas n�cessitant une d�cision �crite d�taill�e, un processus qui prend plus de temps et mobilise davantage de ressources. Les causes complexes, de par leur nature, requi�rent souvent une d�cision plus d�taill�e1. M�me si le nombre absolu d'affaires complexes qui ont �t� tranch�es en 2006-2007 est moins �lev� que dans les exercices pr�c�dents, il s'agissait de causes d'une grande importance auxquelles le Conseil a d� consacrer beaucoup plus d'�nergie qu'il n'en consacre habituellement � ce genre d'affaires. Au nombre des dossiers qui ont retenu l'attention, il y a ceux mettant en cause VIA Rail, TELUS, NAV CANADA et Aliant Telecom. En outre, les interrogations qu'ont suscit�es les nouvelles dispositions l�gislatives de 1999 et l'absence de jurisprudence pour encadrer leur application ont eu pour effet d'inciter les parties � solliciter davantage l'intervention du Conseil pour r�gler de nombreux litiges n�cessitant des d�cisions �crites.
1 Le Conseil rend des Motifs de d�cision d�taill�s lorsqu'il s'agit d'affaires d'int�r�t national ou qui font jurisprudence. Pour les autres affaires, le Conseil rend des d�cisions-lettres plus concises, ce qui acc�l�re le processus d�cisionnel et apporte des solutions plus rapides aux parties, en mati�re de relations du travail.
Ces deux facteurs r�unis ont entra�n� un besoin accru pour le Conseil d'appliquer et d'interpr�ter le Code dans les affaires portant sur des dispositions r�vis�es ou nouvelles, ce qui, par voie de cons�quence, se traduit par une augmentation importante de la jurisprudence du Conseil. Ces d�cisions servent � la fois � trancher les questions relatives � des circonstances complexes et � donner des pr�cisions sur la mani�re dont le Code, y compris les nouvelles dispositions, s'appliqueront au fil du temps. � cet �gard, le Conseil s'efforce de rendre, en temps opportun, des d�cisions justes et juridiquement valables, coh�rentes par rapport � des affaires semblables afin de constituer une jurisprudence claire et fiable qui permette de r�duire le nombre de demandes de r�examen de d�cisions rendues par le Conseil ainsi que le risque que celles-ci fassent l'objet d'un contr�le judiciaire � la Cour d'appel f�d�rale.
Le nombre de Motifs de d�cision et de d�cisions-lettres rendus par le Conseil dans les cinq derniers exercices est indiqu� dans le graphique 3. Le CCRI a rendu, en moyenne, plus de 40 Motifs de d�cision d�taill�s par exercice au cours des cinq derniers exercices, et 188 d�cisions-lettres, pour un total de 230 d�cisions �crites en moyenne. En 2006-2007, le Conseil a produit 184 d�cisions-lettres et 30 Motifs de d�cision. Le solde est constitu� d'affaires soit retir�es, soit tranch�es par voie d'ordonnance. Dans les cinq exercices pr�c�dant les modifications au Code, le Conseil avait rendu, en moyenne, 37 Motifs de d�cision et 128 d�cisions-lettres par ann�e.
Voir la section 4.1 pour obtenir des exemples de d�cisions caract�ristiques du Conseil.
Le d�lai requis par le Conseil pour traiter un dossier - le d�lai n�cessaire pour ouvrir le dossier, faire enqu�te, agir comme m�diateur, tenir une audience, au besoin, et trancher l'affaire - a diminu� de fa�on importante en 2006-2007, pour s'�tablir � 241 jours civils en moyenne comparativement � 263 jours en 2005-2006 et 259 jours en 2004-2005 (voir le graphique 4). On est toutefois encore loin du d�lai moyen de 218 jours que le Conseil a enregistr� dans ses cinq premi�res ann�es d'existence (1999-2000 � 2003-2004).
On peut citer trois raisons pour expliquer cette augmentation. La premi�re, c'est que le CCRI disposait d'une capacit� d�cisionnelle r�duite en 2004-2005 et 2006-2007 et que m�me si les postes vacants avaient �t� combl�s en 2005-2006, il faut un certain temps avant que les nouveaux vice-pr�sidents et membres puissent accepter une charge compl�te. Cela a �videmment une incidence sur le traitement de tous les dossiers, mais surtout des affaires n�cessitant la constitution d'un banc complet (pr�sident ou vice-pr�sident et deux membres) et la tenue d'une audience. La deuxi�me raison est li�e � l'augmentation du nombre d'affaires complexes, lesquelles repr�sentaient 11,4 % des affaires tranch�es dans les trois derniers exercices, comparativement � moins de 10 % dans l'exercice 1999-2000. Puisque ces affaires prennent du temps, en raison de leur nature, le d�lai moyen de traitement ne peut qu'augmenter si leur nombre s'accro�t. Enfin, la troisi�me raison, qui est en quelque sorte li�e � la premi�re, bien qu'elle soit de loin la plus importante, c'est que le Conseil a tranch�, au cours des trois derniers exercices, un nombre exceptionnellement �lev� d'affaires qui �taient en suspens depuis longtemps.
Le tableau 1 pr�sente la r�partition des affaires tranch�es selon le d�lai de traitement dans les cinq premiers exercices du CCRI, par rapport aux trois derniers exercices. On peut voir que si les affaires dont le d�lai de traitement est de plus de deux ans repr�sentaient en moyenne 4,4 % des affaires tranch�es dans les exercices 1999-2000 � 2003-2004, leur proportion a consid�rablement augment� au cours des trois derniers exercices. La majorit� des affaires qui �taient en suspens depuis longtemps se rapportent � des plaintes de pratique d�loyale de travail (PDT), qui sont plus souvent report�es afin de faire place � des affaires plus pressantes. En fait, pr�s de 57 % des affaires que le Conseil a mis plus d'un an � trancher, en 2006-2007, �taient des plaintes de PDT.
Tableau 1 - R�partition des affaires tranch�es selon le d�lai de traitement
Tranch�es dans un d�lai de |
1999-2000 |
2004-2005 |
2005-2006 |
2006-2007 |
Moins de six mois |
60,4 % |
55,0 % |
59,4 % |
64,2 % |
Six mois � un an |
22,2 % |
21,1 % |
18,7 % |
13,9 % |
Un an � deux ans |
13,0 % |
17,5 % |
13,0 % |
15,7 % |
Plus de deux ans |
4,4 % |
6,4 % |
8,9 % |
6,2 % |
|
100,0 % |
100,0 % |
100,0 % |
100,0 % |
Par ailleurs, le tableau 1 montre que plus de 64 % des affaires ont �t� tranch�es dans un d�lai de moins de six mois en 2006-2007, ce qui constitue une am�lioration remarquable par rapport aux deux exercices pr�c�dents ainsi qu'une am�lioration par rapport aux exercices 1999-2000 � 2003-2004. La conclusion qu'on pourrait en tirer est que les mesures que le Conseil a instaur�es au cours des derni�res ann�es dans le but de r�duire le d�lai de traitement ont commenc� � porter fruit.
L'un des aspects du d�lai de traitement g�n�ral est le temps requis par un banc du Conseil2 pour pr�parer et rendre sa d�cision, une fois que l'enqu�te est termin�e ou que l'affaire a �t� entendue. Un banc peut statuer sur une affaire sans tenir d'audience en s'appuyant sur les preuves �crites et documentaires comme les rapports d'enqu�te et les observations �crites, ou il peut prendre sa d�cision en d�lib�r� jusqu'� la tenue d'une audience permettant d'obtenir des �l�ments de preuve et des renseignements suppl�mentaires. Le graphique 5 fournit des indications sur le temps requis pour rendre les deux types de d�cision3 dans les cinq derniers exercices.
2 Un banc est compos� du pr�sident ou d'un vice-pr�sident dans le cas des bancs constitu�s d'un seul membre, ou du pr�sident ou d'un vice-pr�sident et de deux membres, dans le cas d'un banc complet.
3 Pour �tablir le d�lai de r�glement des affaires n�cessitant la tenue d'une audience, le Conseil tient compte du nombre de jours �coul�s entre la date � laquelle il prend sa d�cision en d�lib�r� (qui co�ncide g�n�ralement avec le dernier jour d'audience) et la date o� la d�cision est communiqu�e aux parties. Dans les cas des affaires ne n�cessitant pas la tenue d'une audience, on utilise le nombre de jours compris entre la date � laquelle l'affaire est r�put�e �tre � pr�te � � �tre entendue et la date o� la d�cision finale est rendue.
� l'instar du d�lai de traitement, et pour essentiellement les m�mes raisons, le temps moyen requis pour rendre les d�cisions a suivi une tendance � la hausse depuis le d�but des ann�es 2000. Par ailleurs, en d�pit des difficult�s op�rationnelles mentionn�es pr�c�demment, le temps moyen requis pour rendre les d�cisions a chut� radicalement, passant de 120 jours en 2005-2006 � 77 jours en 2006-2007, soit son plus bas niveau depuis 2001-2002. Si on ajoute � cela la baisse mod�r�e enregistr�e en 2005-2006, on pourrait encore une fois en conclure que les mesures que le Conseil a instaur�es au cours des derni�res ann�es dans le but de r�duire le d�lai de traitement ont commenc� � porter fruit.
Peut-�tre conviendrait il mieux d'examiner le rendement du Conseil au chapitre du temps requis pour rendre les d�cisions en utilisant le paragraphe 14.2(2) du Code comme point de rep�re. Cette disposition stipule en effet que la formation rend sa d�cision et en notifie les parties dans les quatre vingt dix jours suivant la prise en d�lib�r� ou dans le d�lai sup�rieur pr�cis� par le pr�sident du Conseil. En appliquant ce crit�re, on peut dire que le Conseil s'est fort bien tir� d'affaire en 2006-2007, comparativement aux exercices pr�c�dents. Le tableau 2 montre que pr�s de 79 % des d�cisions ont �t� rendues dans un d�lai de 90 jours ou moins en 2006-2007, ce qui constitue le meilleur r�sultat des cinq derniers exercices.
Tableau 2 - R�partition des affaires tranch�es selon le temps mis pour rendre les d�cisions
D�cisions rendues dans |
2002-2003 |
2003-2004 |
2004-2005 |
2005-2006 |
2006-2007 |
90 jours ou moins |
67,8 % |
69,6 % |
61,5 % |
72,6 % |
78,8 % |
Plus de 90 jours |
32,2 % |
30,4 % |
38,5 % |
27,4 % |
21,2 % |
Une autre mesure du rendement du CCRI, ainsi que de la qualit� et de la justesse de ses d�cisions, est la fr�quence des demandes de contr�le judiciaire aupr�s de la Cour f�d�rale et le pourcentage de d�cisions confirm�es � l'issue de ces contr�les. � cet �gard, le CCRI a maintenu un rendement exceptionnel.
Le tableau 3 montre l'�volution de la tendance en mati�re de contr�le judiciaire au cours des cinq derniers exercices et indique que 15 demandes de contr�le judiciaire ont �t� pr�sent�es en 2006-2007, ce qui repr�sente 2,3 % de toutes les affaires que le Conseil a tranch�es au cours de cet exercice. Ce pourcentage est l�g�rement inf�rieur � la normale, ind�pendamment des fluctuations annuelles, puisque les demandes de contr�le judiciaire ont repr�sent�, en moyenne, 3,3 % des affaires tranch�es au cours de cette p�riode. Pour ce qui est de l'issue des contr�les devant la Cour f�d�rale, pr�cisons que les d�cisions du Conseil ont �t� confirm�es dans plus de 96 % des cas au cours des cinq derniers exercices, voire m�me dans tous les cas au cours des trois derniers exercices.
Voir la section 4.2 pour obtenir des exemples de demandes de contr�le judiciaire en 2006-2007.
Tableau 3 - Demandes de contr�le judiciaire
|
2002-2003 |
2003-2004 |
2004-2005 |
2005-2006 |
2006-2007 |
Affaires tranch�es par le CCRI |
860 |
823 |
738 |
808 |
657 |
Demandes de contr�le judiciaire |
22 |
33 |
32 |
25 |
15 |
Demandes examin�es (%) |
2,6 |
4,0 |
4,3 |
3,1 |
2,3 |
Demandes r�gl�es |
26 |
27 |
31 |
37 |
14 |
Demandes accueillies |
1 |
1 |
0 |
0 |
0 |
Demandes rejet�es |
11 |
12 |
18 |
20 |
8 |
Demandes retir�es |
14 |
14 |
13 |
17 |
6 |
D�cisions confirm�es (%) |
96,2 |
96,3 |
100,0 |
100,0 |
100,0 |
Dans son Rapport sur les plans et priorit�s pour l'exercice 2006-2007 qui a �t� d�pos� au Parlement au d�but du printemps de 2006, le CCRI dressait la liste des cinq grandes priorit�s sur lesquelles il entendait concentrer ses efforts. Il s'agissait du suivi et de l'am�lioration du nouveau processus de traitement des demandes d'accr�ditation, du suivi et de l'am�lioration du nouveau processus de traitement des plaintes de manquement au devoir de repr�sentation juste, de la r�duction acc�l�r�e de l'arri�r� des affaires non r�gl�es, de la r�duction du d�lai moyen n�cessaire au prononc� d'une d�cision et de l'examen du processus de traitement des demandes de r�examen. Les progr�s r�alis�s par le CCRI � l'�gard de chaque priorit� sont expos�s ci-apr�s.
2.5.1 Nouveau processus de traitement des demandes d'accr�ditation
Au terme de consultations avec les principaux groupes de clients et intervenants en 2004-2005, le CCRI a mis sur pied un comit� pour examiner ses pratiques de traitement des affaires quant aux demandes d'accr�ditation et proposer des mesures concr�tes afin de rendre des d�cisions plus rapides. Un nouveau processus a �t� �tabli et mis � l'essai dans le cadre d'un projet pilote � la fin de 2004-2005; on y a apport� quelques am�liorations par la suite avant sa mise en oeuvre le 1er avril 2005. Ce nouveau processus vise � ce que les demandes d'accr�ditation courantes - celles qui ne concernent pas des situations soulevant des questions complexes de droit ou de comp�tence ni ne n�cessitent la tenue d'un scrutin - soient trait�es et tranch�es dans un d�lai de 50 jours au plus. C'�tait un objectif ambitieux m�me pour des demandes courantes, et bien que le Conseil ait admis d�s le d�part qu'il ne pouvait pas �tre respect� dans le cas des demandes non courantes, il s'attendait n�anmoins � ce que le nouveau processus en r�duise le d�lai de traitement moyen.
Le Conseil a re�u un nombre total de 300 demandes d'accr�ditation en 2005-2006 et 2006-2007. De ce nombre, 249 ont �t� tranch�es et 51 demeuraient en instance � la fin de 2006-2007. Vingt sept des demandes en instance l'�taient depuis moins de 50 jours.
En ce qui concerne les 249 demandes d'accr�ditation qui ont �t� tranch�es, le tableau 4 montre qu'il y a eu une am�lioration ph�nom�nale du d�lai de traitement par rapport aux exercices pr�c�dents. En effet, le d�lai de traitement moyen de ces demandes s'�tablissait � 74 jours (67 jours sans la tenue d'un scrutin, 129 jours avec la tenue d'un scrutin) comparativement � 179 jours (165 jours sans la tenue d'un scrutin et 301 jours avec la tenue d'un scrutin) dans les cinq exercices ant�rieurs � 2005-2006. Cela repr�sente une r�duction de pr�s de 60 % du d�lai de traitement.
� la lumi�re de ces r�sultats, il est juste d'affirmer que le nouveau processus de traitement des demandes d'accr�ditation a atteint son objectif d�clar�.
Tableau 4 - D�lai de traitement, demandes d'accr�ditation re�ues avant le 1er avril 2005 et apr�s
|
2000-2001 � 2004-2005 |
2005-2006 et 2006-2007 |
||
Demandes tranch�es |
D�lai de traitement (jours) |
Demandes re�ues le 1er avril 2005 ou apr�s |
||
Demandes tranch�es |
D�lai de traitement (jours) |
|||
Total |
779 |
179 |
249 |
74 |
Avec scrutin |
81 |
301 |
28 |
129 |
Sans scrutin |
698 |
165 |
221 |
67 |
2.5.2 Nouveau processus de traitement des plaintes de manquement au devoir de repr�sentation juste
Comme ce fut le cas concernant le traitement des demandes d'accr�ditation, c'est � l'issue de consultations avec les intervenants que le CCRI a mis sur pied, en 2005-2006, un comit� pour examiner le processus de traitement des plaintes de manquement au devoir de repr�sentation juste (DRJ) et formuler des recommandations quant aux moyens � mettre en oeuvre pour acc�l�rer le processus d�cisionnel. Quoique les plaintes de manquement au DRJ ne figurent g�n�ralement pas au nombre des dossiers prioritaires - elles sont souvent report�es au profit d'autres affaires jug�es plus importantes - leur nombre relatif demeure �lev�, d'o� leur incidence importante sur le rendement g�n�ral du Conseil au chapitre du traitement des demandes et plaintes et de l'arri�r� de dossiers. En effet, les plaintes de manquement au DRJ repr�sentent pr�s de 23 % des demandes et plaintes re�ues dans les cinq derniers exercices et comme elles sont plus souvent report�es, elles ne repr�sentent que 19 % des affaires tranch�es. Il s'ensuit que le nombre de plaintes de manquement au DRJ en instance est pass� de 148 en 2001-2002 � 270 � la fin de 2005-2006, ce qui repr�sente plus de 41 % des affaires en instance.
Le nouveau processus, entr� en vigueur le 1er janvier 2006, comporte deux nouvelles mesures. La premi�re, et de loin la plus importante, est l'ajout d'une nouvelle proc�dure permettant de confier rapidement le dossier � un banc du Conseil pour d�terminer s'il existe des motifs suffisants de statuer sur la plainte (existence d'une preuve suffisante � premi�re vue). Si l'un des vice-pr�sidents d�termine qu'il n'y a pas de preuve suffisante � premi�re vue, une d�cision sommaire est alors rendue et l'affaire est close. Par contre, si la plainte m�rite un examen plus attentif, le processus suit alors essentiellement son cours comme cela aurait �t� le cas auparavant. La seconde mesure importante concerne le d�lai accord� aux parties pour r�pondre � la plainte aux divers stades de la proc�dure et les cons�quences du non-respect de ces d�lais. Mentionnons que l'objectif principal du nouveau processus de traitement des plaintes de manquement au DRJ n'�tait pas de r�duire le d�lai de traitement moyen de ce type de plaintes � proprement dit, quoique ce fut l'effet escompt�, mais plut�t de faire en sorte que le Conseil consacre moins de temps � des plaintes de manquement au DRJ consid�r�es comme frivoles ou non suffisamment fond�es en fait ou en droit pour �tre prises en consid�ration.
Comme ce nouveau processus n'est en vigueur que depuis le 1er janvier 2006, le nombre de plaintes de manquement au DRJ qui ont �t� tranch�es depuis n'est pas suffisamment �lev� pour nous permettre d'appr�cier v�ritablement l'impact et l'efficacit� du nouveau r�gime � long terme. N'emp�che que les donn�es recueillies � ce jour semblent indiquer que le nouveau processus aura l'effet escompt�. Le tableau 5 montre qu'en 2006-2007, le CCRI a tranch� 19 plaintes de manquement au DRJ de plus qu'il n'en avait tranch�, en moyenne, dans les cinq derniers exercices. De plus, si le nombre de plaintes de manquement au DRJ tranch�es durant les exercices 2001-2002 � 2005-2006 est inf�rieur au nombre de plaintes re�ues, d'o� l'augmentation du nombre d'affaires en instance, c'est le contraire qui s'applique en 2006-2007. Le tableau 5 indique �galement que l'am�lioration du d�lai de traitement de ce type de plainte sera aussi ph�nom�nale qu'elle l'a �t� dans le cas des demandes d'accr�ditation, puisque le d�lai de traitement moyen des plaintes de manquement au DRJ trait�es selon le nouveau processus a chut� � 133 jours en 2006-2007 alors qu'il se situait � 298 jours, en moyenne, dans les cinq exercices pr�c�dents.
|
Re�ues |
Tranch�es |
||
Nombre d'affaires |
Nombre d'affaires |
D�lai de traitement (jours) |
||
Moyenne de 2001-2002 � 2005-2006 |
176 |
152 |
298 |
|
2006-2007 |
Total |
170 |
171 |
338 |
Avant le 1er janvier 2006 |
0 |
86 |
540 |
|
Depuis le 1er janvier 2006 |
170 |
85 |
133 |
Le CCRI continuera de suivre de pr�s l'impact du nouveau processus de traitement des plaintes de manquement au DRJ, mais ce qui semble se d�gager des donn�es recueillies � ce jour c'est qu'il aura une incidence importante sur l'arri�r� des affaires non r�gl�es dans les prochaines ann�es.
2.5.3 Effets cumulatifs des mesures de gestion du changement
Depuis son entr�e en fonctions en janvier 2004, le Pr�sident du CCRI, M. Warren Edmondson, s'est donn� comme priorit� de faire en sorte que le Conseil r�alise son mandat de mani�re aussi efficace et efficiente que possible et d'am�liorer le rendement du CCRI au chapitre des d�lais de traitement et de prise de d�cision dans le but de r�duire l'arri�r� des affaires non r�gl�es qui sont report�es d'exercice en exercice. En plus des grands projets mentionn�s dans le pr�sent rapport, de nombreuses autres mesures administratives et op�rationnelles ont �t� mises en place sous son intendance afin d'atteindre cet objectif.
Il serait donc int�ressant d'�valuer quel effet cumulatif, le cas �ch�ant, ces mesures ont eu sur le rendement du Conseil. Le tableau 6 indique les d�lais moyens de traitement et de prise de d�cisions applicables aux affaires tranch�es durant les exercices 1999-2000 � 2003-2004, par rapport � ceux des affaires re�ues et tranch�es apr�s le 1er janvier 2004. L'�cart est spectaculaire. Le nombre de jours requis pour traiter les dossiers est pass� de 220, en moyenne, durant les exercices 1999-2000 � 2003-2004, � 160 durant les exercices 2004-2005 � 2006-2007, soit une baisse de 38 %. Parall�lement, le temps moyen requis pour rendre les d�cisions est pass� de 76, en moyenne, durant les exercices 1999-2000 � 2003-2004, � 55, en moyenne, durant les exercices 2004-2005 � 2006-2007, ce qui repr�sente aussi une baisse de 38 %. Ces am�liorations, aussi impressionnantes qu'elles soient, auraient probablement �t� encore plus spectaculaires si le Conseil avait dispos� d'une �quipe d�cisionnelle compl�te en 2004-2005 et 2006-2007.
1999-2000 � 2003-2004 |
2004-2005 et 2006-2007 |
||||
Demandes tranch�es |
D�lai de traitement (jours) |
Temps pour rendre les d�cisions (jours) |
Demandes re�ues le 1er janvier 2004 ou apr�s |
||
Demandes tranch�es |
D�lai de traitement (jours) |
Temps pour rendre les d�cisions (jours) |
|||
4 567 |
220 |
76 |
1 755 |
160 |
55 |
2.5.4 Autres priorit�s en mati�re de gestion du changement
Dans son Rapport sur les plans et priorit�s pour 2006-2007, le CCRI inclut �galement dans ses priorit�s la r�duction du d�lai de traitement des affaires et la r�duction de l'arri�r� des affaires non r�gl�es. Il s'agissait davantage d'objectifs de haut niveau qui devaient �tre atteints par des moyens particuliers tels que la modification du processus de traitement des demandes d'accr�ditation et des plaintes de manquement au devoir de repr�sentation juste, de m�me que par divers changements administratifs ou op�rationnels.
Cela dit, d'apr�s les donn�es dont dispose le Conseil, ces deux objectifs ont �t� atteints. Les nouveaux processus et autres changements op�rationnels, qui sont d�crits dans la section pr�c�dente, ont commenc� � porter fruit et, � mesure que le lot d'anciennes affaires (celles re�ues avant janvier 2004) diminuera, leur incidence n'en sera que plus manifeste.
En ce qui concerne la r�duction de l'arri�r�, il ne fait aucun doute que si le Conseil avait dispos� d'une �quipe d�cisionnelle compl�te en 2004-2005 et 2006-2007, il y aurait facilement 100 affaires de moins, voire davantage aujourd'hui. Il n'en reste pas moins que l'arri�r� des affaires non r�gl�es a tout de m�me diminu� au cours des deux derniers exercices - s'�tablissant � 625 cas � la fin de mars 2007 - apr�s �tre demeur� essentiellement stationnaire pendant les quatre exercices pr�c�dents, en oscillant entre 702 et 709 cas.
Pour ce qui est de la r�vision du processus de traitement des demandes de r�examen, il a �t� difficile pour le Conseil de r�aliser des progr�s importants � ce chapitre en 2006-2007 en raison de sa capacit� d�cisionnelle r�duite. Le Conseil n'entend toutefois pas rel�cher ses efforts � ce chapitre.
Dans le cadre des efforts d�ploy�s pour atteindre son r�sultat strat�gique, le CCRI a entrepris les projets ou pris les mesures qui suivent :