<?xml version="1.0" encoding="ISO-8859-1"?><doc title="Ligne directrice GC 3450 : Les dérivés incorporés" documentID="32780" versionID="2" language="fr" space="preserve" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xsi:noNamespaceSchemaLocation="PolicyInstrumentSchema.HTML5.xsd"><chapters><chapter anchor="1" title="Aperçu"><p>La nouvelle  norme comptable SP 3450 Instruments  financiers exige que certains contrats  soient examinés afin de recenser les dérivés<strong></strong>incorporés qui pourraient  nécessiter un traitement comptable distinct (SP 3450.14).</p><p>Un <strong>dérivé incorporé </strong>est une disposition  d’un contrat qui fait varier les flux de trésorerie, soit sur la base d’une  mesure sous-jacente, comme un indice d’inflation, un taux de change ou un prix de marchandise, soit en raison  d’un terme facultatif. Cette disposition est appelée « dérivé incorporé » si elle  répond à la définition d’un dérivé autonome.</p><p>Les dérivés incorporés ont les  mêmes caractéristiques que les dérivés, mais ils sont incorporés dans un  contrat hôte. Les dérivés incorporés modifient la manière dont le risque est  réparti entre les parties  au contrat. De telles dispositions se retrouvent dans de nombreux  types de contrats hôtes, comme les contrats de  location, les contrats d’assurance et les contrats d’achat pluriannuels. Par  exemple, un contrat de location comportant des augmentations de loyer futures  fondées sur l’indice des prix à la consommation (IPC) est un contrat hôte avec un dérivé incorporé, par lequel le  bailleur transfère le risque d’inflation au locataire.</p><p>Le <strong>contrat hôte </strong>peut  être un contrat financier  ou non financier qui relève de la portée  du chapitre SP 3450. Il convient d’identifier les dérivés incorporés dans ces contrats  hôtes. Toutefois, ils ne  sont comptabilisés séparément en tant que dérivés <strong>que lorsque</strong> leurs caractéristiques économiques ne sont <strong>pas</strong> étroitement liées à celles du contrat hôte.</p><p>Le présent document explique quels contrats  sont visés par le chapitre SP 3450 et donne  un aperçu des caractéristiques courantes des flux de  trésorerie variables qui peuvent indiquer l’existence de dérivés incorporés et  de la question de savoir si ces contrats sont étroitement liés au contrat hôte.</p><section><header><h3>1.1 Échéancier</h3></header><p>Ces exigences s’appliquent prospectivement uniquement aux nouveaux  contrats conclus à partir du 1er avril 2022, ou aux  modifications apportées aux contrats existants lorsque la modification entraîne  une modification importante des flux de trésorerie aux termes du contrat après  le 1er avril 2022.</p></section><section><header><h3>1.2 Importance</h3></header><p>Les ministères doivent examiner tous les contrats  d’une valeur de 10 millions de dollars ou plus. Il n’est pas nécessaire d’appliquer les méthodes  comptables aux éléments  non significatifs. Les ministères peuvent établir un seuil pour  les contrats d’une valeur de moins de 10 millions de dollars en fonction  de leur importance relative.</p></section></chapter><chapter anchor="2" title="Portée de l’examen  du contrat (SP 3450.03-.08)"><p>Les contrats  qui sont exclus du  champ d’application du chapitre SP 3450 n’ont pas besoin d’être examinés pour les dérivés  incorporés.</p><section><header><h3>2.1 Contrats d’achat  ou de vente de biens ou  de services</h3></header><p>Le diagramme suivant peut servir à décider d’examiner ou non les contrats d’achat  ou de vente de biens ou de  services pour les dérivés incorporés.</p><figure><figcaption class="text-center"><strong>Figure 1 :  diagramme pour déterminer s’il est nécessaire d’évaluer les contrats pour les  dérivés incorporés</strong></figcaption><img src="https://www.tbs-sct.gc.ca/pol-cont/32780-1-fra.png" class="img-responsive center-block" alt="Figure 1. Version textuelle ci-dessous:" /><details><summary>Figure 1 - version textuelle</summary><ul><li>Le contrat dépasse-t-il le  seuil d’importance établi?
    <ul><li>Si non, aucune autre mesure  n’est requise.</li><li>Si oui, le contrat est-il un  contrat de marchandises* ou un accord de partenariat public-privé?
        <ul><li>Si oui, évaluer le contrat pour  les dérivés incorporés ou comme un dérivé autonome.</li><li>Si non, le contrat est-il un  contrat « pour utilisation par l’entité » ou un contrat pour lequel  les paiements sont fondés sur les volumes des ventes ou des recettes de l’une  des parties au contrat?
            <ul><li>Si non, évaluer le contrat pour  les dérivés incorporés ou comme un dérivé autonome.</li><li>Si oui, aucune autre mesure  n’est requise.</li></ul></li></ul></li></ul></li></ul><p>* Les entités  ont la possibilité d’analyser d’abord  le contrat de marchandise, comme décrit ci-dessous, c’est-à-dire que les quantités ne dépassent pas les besoins d’achat ou  d’utilisation de l’entité, pour déterminer s’il répond à la définition d’un <strong>contrat  pour utilisation par l’entité</strong> afin d’exclure le contrat de l’examen des  dérivés incorporés. </p></details></figure><p>Les <strong>marchandises</strong> sont des produits de base ou  des matières premières qui peuvent être achetées, vendues ou échangées. En tant  que produits de base, les produits comme le pétrole, les métaux et les produits  agricoles sont interchangeables avec d’autres biens de la même catégorie.</p><p>Le paragraphe A13 du chapitre SP 3450 stipule que :</p><p class="mrgn-lft-md">  « Certains contrats d’achat ou de vente  d’éléments non financiers qui peuvent faire l’objet d’un règlement net ou être  réglés par l’échange d’instruments financiers, ou dont l’élément non financier  est facilement convertible en trésorerie, entrent dans le champ d’application  du présent chapitre comme s’il s’agissait d’instruments financiers. »</p><p>Étant donné que les produits de base sont facilement  convertibles en trésorerie, les contrats d’achat ou de vente de produits de  base peuvent être des dérivés dans leur intégralité ou ne pas bénéficier de  l’exemption relative à l’utilisation propre par l’entité. Par conséquent, il  est conseillé d’inclure de tels contrats dans l’examen des contrats.</p><table class="table table-bordered table-condensed"><caption class="text-left"><strong>Tableau 1 :  types de contrats exclus de la portée de l’examen des dérivés incorporés</strong></caption><thead><tr class="active"><th scope="col">Type de contrat</th><th scope="col">Description</th></tr></thead><tbody><tr><td>Contrats « pour utilisation par l’entité »<br />
      (SP 3450.03p)) </td><td>Contrats d’achat ou de vente    d’éléments non financiers lorsque les quantités sont conformes aux exigences d’achat, de vente ou d’utilisation prévues par le ministère. Cela englobe :
      <ul><li>Les    contrats de biens ou de services achetés conformément aux exigences d’achat ou d’exploitation du Ministère, c’est-à-dire les contrats conclus    dans le but de prendre la    livraison physique des biens ou des services prévus au contrat.</li><li>Contrats de vente conclus dans le but    d’effectuer la livraison physique des biens    ou des services en vertu du contrat, y compris les contrats de frais d’utilisation    pour les services fournis aux clients.</li></ul><p><strong>Remarque</strong> : Selon le paragraphe .005 du chapitre SP 3450, les contrats pour l’achat ou la vente d’éléments non financiers lorsque les quantités dépassent les besoins d’achat, de vente ou d’utilisation de l’entité pour lesquels il est possible de faire un <strong>règlement net</strong>, en trésorerie ou selon un autre instrument financier plutôt que d’accepter la livraison physique, <strong>ne</strong> sont <strong>pas</strong> des contrats pour utilisation par l’entité et sont visés par le chapitre SP 3450.</p></td></tr><tr><td>Contrats liés au volume<br />
      (SP 3450.03m))</td><td>Contrats qui exigent des paiements en fonction de volumes déterminés de ventes ou de revenus de service d’une des parties au contrat et qui ne sont pas négociés en bourse.</td></tr></tbody></table></section><section><header><h3>2.2 Contrats dans le champ d’application du SP 3450</h3></header><p>Un examen des dérivés  incorporés devrait être effectué pour les types  de contrats suivants  si la valeur du contrat  dépasse le seuil d’importance relative établi :</p><ol class="lst-lwr-alph"><li>Les <strong>contrats financiers</strong>, comme les prêts, les  placements de portefeuille, les dettes contractées sur les marchés et les  garanties d’emprunt;</li><li>Les <strong>baux</strong>, comme les contrats de  location-exploitation et les contrats de location-acquisition;</li><li>Les <strong>contrats non financiers</strong>, comme les :
  <ul><li>Contrats  d’achat ou de vente où les quantités dépassent les exigences d’achat, de vente ou d’utilisation et  peuvent faire l’objet d’un <strong>règlement net </strong>(aucune livraison physique);</li><li>Contrats sur marchandises;</li><li>Contrats de partenariat public-privé (PPP);</li><li>Contrats d’assurance;</li><li>Contrats  comportant des paiements fondés sur une variable climatique ou géologique. </li></ul></li></ol></section></chapter><chapter anchor="3" title="Identification  et évaluation des dérivés incorporés"><section><header><h3>3.1 Identification des dérivés  incorporés dans les contrats hôtes (SP 3450.A18-A24)</h3></header><p>Lorsqu’il  est déterminé qu’un contrat faisant l’objet d’un examen relève du champ d’application  de SP 3450, il doit être évalué pour les dérivés incorporés.</p><p>Un contrat  pourrait comprendre des dérivés incorporés s’il y a un changement des flux de  trésorerie contractuels :</p><ol class="lst-lwr-alph"><li>en  raison de caractéristiques de prix fondées sur une variable sous-jacente; </li><li>en  raison de caractéristiques facultatives du contrat. </li></ol><p>3.1.1 Voici quelques exemples de variation des flux  de trésorerie contractuels en raison des caractéristiques de prix fondées sur  une variable sous-jacente :</p><ol class="lst-lwr-alph"><li>Devise étrangère : les flux  de trésorerie varient  selon le taux de  change. Évaluer si la devise  est :  
    <ul><li>la monnaie  fonctionnelle de la  contrepartie;</li><li>la monnaie  dans laquelle les transactions commerciales pour le bien ou le service sont couramment libellées mondialement;  ou</li><li>une monnaie  couramment utilisée dans les contrats  d’achat ou de vente d’éléments non financiers dans l’environnement économique de la  transaction.</li></ul></li><li>Indice lié à l’inflation : flux de  trésorerie ajustés selon :  
    <ul><li>les indices  liés à l’inflation fondés sur les taux canadiens ou non canadiens; ou</li><li>l’inflation avec l’effet de levier et les ajustements de l’indice des prix à la consommation (facteur supérieur à 2).</li></ul></li><li>Flux  de trésorerie ajustés par toute autre variable sous-jacente (par exemple, le  prix des actions, le prix d’une marchandise, l’indice des taux d’intérêt, le  risque de crédit d’un tiers, la bourse, etc.).</li><li>Règlement autorisé  avec une <strong>contrepartie autre qu’en trésorerie </strong>dont  la valeur change  avec une variable  sous-jacente (c’est-à-dire avec des bons de souscription, des options d’une  société, des actions ou des marchandises).</li></ol><p>3.1.2 Voici quelques exemples de modification des  flux de trésorerie contractuels en fonction des caractéristiques facultatives  du contrat :</p><ol class="lst-lwr-alph"><li>Flux  de trésorerie qui sont modifiés par un prix plafond ou plancher. Évaluer si le  plafond est supérieur ou inférieur au taux du marché et/ou si le plancher est  inférieur ou supérieur au taux du marché.</li><li>Option  d’<strong>achat</strong>, de <strong>vente</strong>, de remboursement anticipé ou de rachat qui  exige le paiement d’une pénalité :  
    <ul><li>fixe;</li><li>variable  en fonction des taux d’intérêt actuels ou d’une autre variable.</li></ul></li><li>Option(s)  de prolongation de terme. Déterminer si cette option est à un taux du marché ou  ne l’est pas.</li><li>Caractéristiques  ou formules de taux d’intérêt complexes qui calculent les flux de trésorerie  contractuels. Évaluer si le détenteur ne recouvre pas sensiblement son  investissement ou reçoit un rendement au moins deux fois supérieur au rendement  du marché.</li><li>Conditions  permettant le transfert du risque de crédit d’un actif de référence. Déterminer  si cela est lié à la solvabilité du débiteur.</li></ol><p>3.1.3  Évaluation visant à déterminer si le dérivé incorporé est  étroitement lié au contrat hôte (SP 3450.A25-A26).</p><p>Tous les contrats contenant des provisions présentant  les caractéristiques d’un dérivé incorporé ne justifient pas la  comptabilisation du dérivé incorporé et l’évaluation de sa valeur. Un dérivé  incorporé est étroitement lié au contrat hôte lorsqu’il a les mêmes  caractéristiques économiques que le contrat hôte, par conséquent, il n’a pas  besoin d’être comptabilisé comme un instrument dérivé distinct. En plus des  exemples fournis dans le SP 3450.A25-A26, les exemples suivants indiquent  que les contrats hôtes avec des dérivés incorporés sont étroitement liés ou  non. </p><table class="table table-bordered table-condensed"><caption class="text-left"><strong>Tableau 2 : exemples de dérivés incorporés dans les contrats hôtes</strong></caption><thead><tr class="active"><th scope="col">Type de contrat hôte</th><th scope="col">Dérivés incorporés étroitement liés au contrat</th><th scope="col">Dérivés incorporés <strong>non</strong> étroitement liés au contrat</th></tr></thead><tbody><tr><th scope="row" class="fnt-nrml">Prêt à taux d’intérêt variable</th><td>Le taux d’intérêt variable est plafonné à 4 % –  le taux d’intérêt du marché à l’entrée en vigueur est de 3 % (en<br />
      deçà du plafond).</td><td>Le taux d’intérêt variable est plafonné à 2 % –  le taux d’intérêt du marché à l’entrée en vigueur    est de 3 % (au-dessus du plafond).</td></tr><tr><th scope="row" class="fnt-nrml">Prêt avec option de remboursement anticipé </th><td>Option de remboursement anticipé à la valeur nominale du prêt plus les intérêts courus (égal au coût amorti du prêt).</td><td>Option de remboursement anticipé à 110 % de la valeur nominale du prêt, plus les intérêts courus (n’est pas égal au coût amorti du prêt).</td></tr><tr><th scope="row" class="fnt-nrml">Passif-dépôts</th><td>Paiements d’intérêts liés à un indice de taux d’intérêt.</td><td>Paiements d’intérêts liés à un indice de capitaux propres ou de marchandises.</td></tr><tr><th scope="row" class="fnt-nrml">Contrat de location de bâtiments</th><td>Paiements annuels fondés sur l’IPC.</td><td>Paiements annuels fondés sur 2 x IPC; ou paiements annuels fondés sur un indice d’inflation non canadien.</td></tr><tr><th scope="row" class="fnt-nrml">Contrat d’exécution pour l’achat de cuivre en devises étrangères (contrat sur marchandises)<br /><strong>Remarque</strong> : si ce contrat répond à la définition d’un dérivé autonome, l’ensemble du contrat est mesuré
        à la juste valeur.</th><td>Les paiements sont en dollars américains, la monnaie dans laquelle les prix du cuivre sont habituellement libellés dans le monde entier.</td><td>Les paiements sont  en yens japonais, qui ne sont pas l’un des suivants :
      <ul><li>la monnaie fonctionnelle de l’une ou l’autre des parties au contrat;</li><li>la devise dans laquelle les transactions pour ce service sont couramment libellées dans le monde    entier;</li><li>la devise de l’environnement économique dans lequel la transaction a eu lieu.</li></ul></td></tr></tbody></table></section></chapter><chapter anchor="4" title="Exigences comptables pour les dérivés incorporés"><p>Ce diagramme donne un aperçu  des exigences comptables pour les dérivés incorporés.</p><figure><figcaption class="text-center"><strong>Figure 2 :  diagramme permettant de déterminer les exigences comptables s’appliquant aux  dérivés incorporés</strong></figcaption><img src="https://www.tbs-sct.gc.ca/pol-cont/32780-2-fra.png" class="img-responsive center-block" alt="Figure 2. Version textuelle ci-dessous:" /><details><summary>Figure 2 - version textuelle</summary><ul><li>Les caractéristiques  économiques et les risques du dérivé incorporé sont-ils étroitement liés au  contrat hôte? 
    <ul><li>Si oui, ne  pas séparer les dérivés incorporés du contrat hôte. </li><li>Si non, le  contrat hybride sera-t-il évalué à sa juste valeur? 
        <ul><li>Si oui, ne  pas séparer les dérivés incorporés du contrat hôte. </li><li>Si non,  séparer le dérivé incorporé du contrat hôte et comptabiliser en tant que  dérivé. </li></ul></li></ul></li></ul><p>* Les entités  ont la possibilité d’analyser d’abord  le contrat de marchandise, comme décrit ci-dessous, c’est-à-dire que les quantités ne dépassent pas les besoins d’achat ou  d’utilisation de l’entité, pour déterminer s’il répond à la définition d’un <strong>contrat  pour utilisation par l’entité</strong> afin d’exclure le contrat de l’examen des  dérivés incorporés. </p></details></figure><section><header><h3>4.1 Dérivé incorporé étroitement lié au contrat  hôte</h3></header><p>S’il est déterminé que le dérivé  incorporé est étroitement lié au contrat  hôte au début,  il n’est pas séparé du contrat hôte et il n’y a pas d’autres  exigences comptables (SP 3450.A19-.A26).</p><p>Il est interdit de procéder à une réévaluation subséquente du dérivé incorporé, à moins que des  modifications ne soient apportées au contrat qui altèrent de façon  significative les flux de trésorerie (SP 3450.A21).</p></section><section><header><h3>4.2 Dérivé incorporé non étroitement lié au contrat  hôte</h3></header><p>Lorsqu’il a été déterminé  que le dérivé incorporé n’est  pas étroitement lié au contrat hôte (SP 3450.A25), deux options  comptables sont disponibles :</p><ol class="lst-lwr-alph"><li>Mesurer le contrat  composé (hybride) à la juste valeur  au début et tout au long de sa durée de vie (SP 3450.A22). Les dérivés incorporés dans des instruments financiers classés dans la  catégorie de la juste valeur ne sont pas séparés (SP 3450.A19c)); <strong>ou</strong></li><li>Séparer le dérivé  incorporé et le comptabiliser séparément en tant que dérivé autonome, pourvu qu’un instrument distinct  avec les mêmes termes que le dérivé incorporé réponde à la définition d’un  dérivé (SP 3450.A19(b)).</li></ol></section><section><header><h3>4.3 Exigences comptables pour les dérivés</h3></header><p>Appliquer les exigences comptables pour les dérivés  dans le chapitre SP 3450 comme suit :</p><ol class="lst-lwr-alph"><li>Déterminer la juste valeur<sup id="fn1-rf"><a class="fn-lnk" href="#fn1"><span class="wb-inv">Voir la note en bas de page </span>1</a></sup> du contrat  hybride ou de la fonction  incorporée au début (SP 3450.A24)  et continuer de mesurer le dérivé à la juste valeur tout au long de la durée du  contrat. </li><li>Comptabiliser l’actif  dérivé ou le passif dérivé  dans l’état de la situation  financière.</li><li>Présenter les gains ou pertes de juste valeur non  réalisés sur le produit dérivé dans l’état des  gains et pertes de réévaluation jusqu’au règlement, à l’exception des gains et des  pertes de change non réalisés  qui sont comptabilisés directement dans l’état des résultats (selon le  choix de la méthode comptable du gouvernement du Canada).</li></ol><p>Veuillez communiquer avec le Bureau  du contrêleur général  pour connaître les exigences de codage précises. </p></section></chapter><chapter anchor="5" title="Définitions"><dl><dt><strong>Option d’achat ou de vente</strong></dt><dd>Une option d’achat  ou de vente d’actifs à un prix convenu au plus tard à  une date donnée.</dd><dt><strong>Dérivé étroitement lié</strong></dt><dd>Un dérivé  incorporé est étroitement lié au contrat hôte lorsque ses risques et ses caractéristiques économiques, comme les changements de la juste valeur, sont semblables au  risque et aux caractéristiques économiques du contrat hôte.</dd><dt><strong>Dérivé</strong></dt><dd>Un dérivé est un instrument financier qui réunit  les <strong>trois </strong>caractéristiques suivantes :
<ul><li>sa valeur fluctue en  fonction de l’évolution d’un taux d’intérêt, du prix d’un instrument financier, du prix d’une marchandise,  d’un cours de change, d’un indice  de prix ou de cours, d’une notation  ou d’un indice de crédit, ou d’une autre variable spécifiée (qu’on  appelle parfois le « sous-jacent »), à la condition, s’il s’agit d’une  variable non financière, que la variable ne soit pas propre à l’une des parties  au contrat;</li><li>il ne requiert aucun placement net initial ou encore  requiert un placement net initial inférieur à celui qui serait nécessaire pour  d’autres types de contrats dont on pourrait  attendre des réactions similaires aux évolutions des  facteurs de marché;</li><li>il sera réglé à une ou des dates futures.</li></ul></dd><dt><strong>Contrat hôte</strong></dt><dd>Contrat actuellement évalué pour l’existence de dérivés incorporés.</dd><dt><strong>Contrat hybride</strong></dt><dd>Un contrat hybride (combiné) est un contrat qui  comprend à la fois un contrat hôte non dérivé et un dérivé incorporé, avec pour  effet que certains des flux de trésorerie de l’instrument combiné varient d’une  manière semblable à un dérivé autonome.</dd><dt><strong>Règlement net</strong></dt><dd>Le règlement net est une méthode de règlement utilisée  lorsque le vendeur (ou l’acheteur) d’un élément ne livre pas (ou n’achète pas)  l’actif réel (physique), mais plutêt échange (paie) la valeur monétaire  associée en fonction de la variation de la juste valeur.</dd><dt><strong>Contrepartie autre qu’en trésorerie</strong></dt><dd>Contrepartie reçue ou à recevoir sous une forme autre  qu’en trésorerie. Cela comprend généralement les options, les actions, les bons  de souscription ou les actifs non financiers, comme l’équipement ou le  matériel.</dd></dl></chapter></chapters><footnotes><footnote anchor="fn1" reference="fn1-rf" title="1" tooltip="Retour à la référence de la note en bas de page 1"><p>La  détermination de la juste valeur  d’un dérivé peut nécessiter les services d’un expert en évaluation.</p></footnote></footnotes></doc>