Manuel du PCIM, décembre 1992

Introduction

Les panneaux qui identifient les biens immobiliers fédéraux et aident les utilisateurs des installations représentent un aspect important de l’identification visuelle du gouvernement. Intégrés à leur milieu, ces panneaux transmettent de l’information essentielle sur l’installation, le gouvernement et ses activités.

Ces lignes directrices donnent un aperçu général du système de signalisation du gouvernement et décrivent comment la signalisation devrait être planifiée et gérée. Cette publication s’adresse aux planificateurs et aux gestionnaires d’installations, et à toutes les autres personnes qui formulent des messages ou sont responsables de la conception, de l’acquisition ou de l’emplacement des panneaux. (Voir l’illustration du système à la double page centrale.)

Cette édition du cahier « Signalisation » remplace la version de janvier 1988 qui a été révisée pour clarifier les responsabilités à l’égard de la mise en œuvre, tenir compte des réformes prévues dans la fonction publique et indiquer les liens avec les politiques du Conseil du Trésor sur la gestion des biens immobiliers.

Contexte

Un examen des panneaux de signalisation du gouvernement effectué au début des années 1970 a révélé que la qualité, le design et l’efficacité globale des panneaux laissaient beaucoup à désirer. En outre, on a trouvé que beaucoup d’installations fédérales n’étaient pas identifiées clairement. Pour corriger cette situation et améliorer les communications, le Secrétariat du Conseil du Trésor a été chargé d’élaborer un système de signalisation global dans le cadre du Programme de coordination de l’image de marque. Les principaux objectifs étaient les suivants : améliorer la présentation des langues officielles; uniformiser la signalisation avec l’image de marque; et normaliser les panneaux de signalisation. Dans la conception des panneaux, on a mis l’accent sur les demandes fonctionnelles, les besoins des utilisateurs, les exigences propres à l’ensemble de l’administration fédérale, et la normalisation en cherchant en même temps à réaliser des économies et à respecter les normes nationales et internationales.

Objectifs et portée

La signalisation représente un aspect important de l’identification visuelle du gouvernement et est liée aux objectifs de politique suivants :

Les objectifs qui suivent s’appliquent plus précisément au système de signalisation :

Pour résumer, le système vise à répondre aux exigences opérationnelles des ministères, à aider à mettre en œuvre la politique du gouvernement et, surtout, à aider le public utilisateur.

Portée et application

Le système s’applique à une vaste gamme de messages qui servent à identifier, à diriger, à réglementer, à avertir ou à informer. Les différents types de panneaux sont les panneaux d’identification principaux, les panneaux d’usage courant, les panneaux fonctionnels et les panneaux de projet. Le système doit être utilisé par toutes les institutions fédérales assujetties à la politique du PCIM.

Sont exclus de ce système tous les panneaux assujettis à des règlements, par exemple, les panneaux de circulation régis par le Manual of Uniform Traffic Control Devices for Canada ou les panneaux de sortie d’urgence prévus par le Code national du bâtiment.

Politiques relatives au sujet

Outre la politique du PCIM, les lignes directrices de la signalisation touchent aux politiques relatives aux communications et à la gestion des biens immobiliers. (Voir « Politiques et lignes directrices pertinentes » dans cette section.)

Demandes de renseignements

La politique du Conseil du Trésor stipule que chaque institution assujettie au PCIM nomme un responsable pour assurer la gestion de son image de marque. Toutes les demandes de renseignements doivent être acheminées par l’entremise du responsable désigné, habituellement appelé coordonnateur du PCIM.

Les demandes de renseignements concernant les lignes directrices et les normes graphiques devraient être adressées à :

Programme de coordination de l’image de marque
Direction de la politique administrative
Secrétariat du Conseil du Trésor

Rôles et responsabilités

À cause de la diversité des institutions fédérales, il n’existe pas qu’une seule façon d’organiser les responsabilités fonctionnelles de la signalisation. Les ministères et les organismes fédéraux n’ont pas tous la même taille, le même mandat, les mêmes modes de prestation des services, ils n’offrent pas les mêmes services et n’ont pas, bien entendu, les mêmes besoins en matière de signalisation. En outre, la fonction de gestion des biens immobiliers est plus ou moins centralisée ou décentralisée aux niveaux des administrations centrales, des bureaux régionaux et des districts. Malgré ces différences, les rôles et responsabilités en matière de signalisation devraient être compris par toutes les parties concernées.

Ministère gardien et organisme occupant

Le ministère gardien et l’occupant des biens immobiliers fédéraux sont conjointement responsables de la signalisation. Le Tableau 1 précise les rôles et responsabilités concernant les différents types de panneaux et les secteurs de responsabilité commune. Il vise à faciliter la répartition des responsabilités fonctionnelles au sein d’un organisme. Les codes lettres utilisés dans le tableau sont les suivants :

G — Ministère gardien, l’organisme qui administre et gère les biens immobiliers fédéraux;

O — Occupant, l’organisme fédéral qui occupe le bien immobilier.

Note : Pour indiquer que l’organisme joue un rôle secondaire, le code est mis entre parenthèses.

Tableau 1 : Rôles et responsabilités

Tableau 1  : Rôles et responsabilités

Tableau 1 : Rôles et responsabilités – version textuelle

Conventions de bail

Il incombe au ministère gardien de déterminer et de négocier ses besoins en matière de signalisation pour les biens immobiliers loués du secteur privé. Le bail ou la convention d’occupation des locaux devrait contenir une clause permettant l’installation de panneaux d’identification et d’orientation.

Panneaux de projet

La responsabilité d’un panneau de projet incombe à l’organisme fédéral chargé de gérer le projet.

Secrétariat du Conseil du Trésor

Comme l’indique la politique, le Secrétariat du Conseil du Trésor (SCT) assure le leadership fonctionnel de l’image de marque de l’administration fédérale et coordonne sa mise en œuvre. En ce qui concerne la signalisation proprement dite, le SCT :

Comité permanent du PCIM

Le Comité permanent du PCIM chargé de l’élaboration des panneaux conseille le Secrétariat du Conseil du Trésor en matière de signalisation du gouvernement. La tâche du Comité consiste à élaborer et à maintenir les normes graphiques, et à répondre aux nouveaux besoins touchant l’ensemble de l’administration fédérale. Les demandes de renseignements concernant le Comité devraient être acheminées à la Direction de la politique administrative, Secrétariat du Conseil du Trésor.


Planification et gestion

Étant donné qu’elle a un effet direct sur l’exploitation et l’apparence des installations gouvernementales, la signalisation devrait être planifiée. Les panneaux devraient être planifiés de manière à constituer un système intégré qui explique le milieu et facilite l’orientation des utilisateurs. La planification consiste donc à interpréter les besoins des utilisateurs et à définir les exigences opérationnelles.

Créer un milieu « lisible »

Les panneaux devraient fournir des réponses claires et sans ambiguïté à trois questions : Où suis-je et où vais-je? Comment vais-je m’y rendre? Quand saurai-je que je suis arrivé? Une bonne signalisation aide à expliquer l’installation et, dans un certain sens, répond aux questions avant qu’elles soient posées. Un système bien planifié permet aux gens de trouver leur destination facilement et rapidement, réduisant ainsi le besoin de chercher et de poser des questions.

Tous les panneaux a l’intérieur d’une installation sont naturellement interdépendants et l’efficacité d’un système dépend du degré d’uniformité de tous ses éléments constituants.

Signalisation d’une installation

Les éléments suivants devraient être évalués à l’étape de la planification :

Consultation et coordination

La planification et la gestion de la signalisation font intervenir des services fonctionnels, notamment :

Normalisation des panneaux fonctionnels

Un ministère qui a une signalisation importante peut envisager d’uniformiser ses panneaux fonctionnels dans le but d’améliorer les communications, de simplifier les achats et de réduire les coûts. Plusieurs ministères (Travaux publics Canada; Transports Canada; Revenu Canada, Douanes et Accise) ont pris des mesures pour rationaliser leurs exigences en matière de signalisation. Ces initiatives varient selon les besoins, notamment l’élaboration de terminologies ou de messages uniformes, des dimensions et des formats communs pour les panneaux, des répertoires de produits de signalisation ou des systèmes complets de signalisation.

Entretien d’un système

La dynamique des organisations aura invariablement un effet sur leur signalisation. Les changements résultant des réorganisations, des réinstallations ou des nouvelles activités réclament des messages supplémentaires, des modifications ou l’enlèvement de panneaux. La gestion d’un système inclut donc la mise à jour des panneaux et l’enlèvement de ceux portant des messages devenus désuets ou redondants.

L’efficacité d’un système repose aussi sur l’apparence des panneaux. Les travaux d’inspection et d’entretien périodiques devraient notamment prévoir le nettoyage des panneaux et la réparation ou le remplacement de ceux détériorés ou endommagés.


Évaluation d’une installation et de son public utilisateur

Genre d’installation

Les décisions prises au sujet de la signalisation sont habituellement fonction du type d’occupation et du fait que l’installation soit ou non propriété de l’État. Par exemple, plusieurs organismes fédéraux peuvent se partager une installation ou encore celle-ci peut être occupée par des organismes des secteurs public et privé. En outre, les décisions au sujet de la dimension et de l’emplacement des panneaux peuvent être dictées par le genre d’immeuble ou de site.

Usage unique ou mixte

La signature qui figure sur le panneau principal ou le tableau répertoire est fonction du type d’occupation. Pour les installations à usage unique, on emploie la signature de l’organisme occupant. Pour les immeubles à usage mixte (ceux que se partagent au moins deux organismes fédéraux), on utilise la signature « Gouvernement du Canada ».

Propriété de l’État ou location

Le fait que l’État soit propriétaire ou non d’une installation peut influer sur les décisions concernant l’emplacement et l’installation des panneaux. Cela s’applique en particulier aux panneaux des locaux loués. (Voir « Rôles et responsabilités » dans la présente section). Un panneau extérieur peut être assujettie à des restrictions (un arrêté municipal, par exemple).

Panneaux fournis par le propriétaire

Il y a des cas où un propriétaire fournit les panneaux d’orientation à titre de service aux locataires. Ces panneaux ne sont pas assujettis à la politique ni aux normes graphiques gouvernementales bien qu’ils puissent, naturellement, désigner une institution fédérale.

Immeubles du patrimoine

Les panneaux destinés aux immeubles du patrimoine doivent recevoir une attention spéciale. Les dimensions des panneaux, leur emplacement et la méthode d’installation sont des facteurs essentiels pour conserver l’intégrité visuelle de ces immeubles. (Voir la section 4.2, « Panneaux d’identification principaux », pour de plus amples détails sur ce sujet.)

Public utilisateur

Une connaissance générale du public utilisateur est nécessaire pour déterminer les besoins en matière de panneaux. Certains panneaux sont nécessaires pour des raisons opérationnelles, tandis que d’autres aideront à orienter ou à renseigner les gens qui ne connaissent pas un lieu.

Les installations auxquelles le grand public a accès incluent : les immeubles fédéraux, les bureaux régionaux et de district, les centres d’emploi et d’immigration, les bureaux de passeports, les bureaux de douanes et les centres fiscaux, les points d’entrée frontaliers, les installations des services de santé, les écoles, les musées, les gares, les parcs et les voies navigables.

Les locaux destinés principalement aux employés incluent : les bureaux, les ateliers, les laboratoires, les stations de recherche, les installations de télécommunications, les chantiers de construction, les quais et les entrepôts.

Service au public

Selon la politique du gouvernement, « les institutions doivent désigner clairement les biens immobiliers occupés par des services administratifs qui servent directement le public, et veiller à ce que les panneaux aident à trouver ces services ».

Pour atteindre cet objectif, il faut donc planifier avec soin la signalisation de ces installations. La dimension et l’emplacement d’un panneau (visibilité), le rapport entre le panneau et le lecteur (lisibilité) et le libellé du message (clarté) sont des éléments qui entrent en ligne de compte pour qu’un panneau identifie clairement une installation.

Accès aux biens immobiliers

La politique du Conseil du Trésor intitulée « Accès aux biens immobiliers » énonce des exigences particulières en matière de panneaux de signalisation. L’annexe D de la politique explique sa portée.

La norme nationale du Canada de l’ACNOR, CAN/CSA-B651-M90, Norme d’accès facile, comprend les exigences en matière de design et fournit les orientations générales sur l’usage des caractères ou des symboles tactiles. Le gouvernement du Canada a adopté la norme de l’ACNOR pour rendre ses immeubles et autres installations accessibles et utilisables en toute sécurité par les personnes ayant une déficience physique ou sensorielle.

Exigences graphiques

Une comparaison entre les exigences graphiques prescrites par la norme de l’ACNOR et celles du PCIM démontre que les proportions des caractères et l’intensité du contraste des couleurs prescrites par les deux normes sont tout à fait compatibles.

Cependant, des différences existent en ce qui concerne les rapports entre le corps des caractères et la distance de lecture. Cela signifie que le corps des caractères et, par conséquent, la dimension du panneau doivent être augmentés pour assurer une lisibilité suffisante pour les personnes qui sont atteintes d’une déficience visuelle. L’emplacement de tels panneaux est aussi important et les institutions devraient consulter la norme de l’ACNOR et les lignes directrices pertinentes lorsqu’elles prennent des décisions concernant l’installation de panneaux.

Symboles graphiques

Pour assurer la compatibilité des deux normes, les symboles graphiques utilisés dans la norme de l’ACNOR ont été inclus dans le jeu de symboles graphiques du PCIM. Les panneaux et les symboles qui identifient les espaces de stationnement font exception, parce que leur conception est assujettie au Manual of Uniform Traffic Control Devices for Canada.

Panneaux tactiles

Pour se conformer aux exigences de la politique du Conseil du Trésor et de la norme de l’ACNOR, des normes graphiques pour les messages tactiles sont en cours d’élaboration. Le but visé est d’intégrer des messages tactiles dans le système de signalisation du gouvernement et d’établir une approche uniforme et cohérente en ce qui concerne la signalisation visuelle et tactile.

Le système de signalisation du gouvernement

Voici un aperçu du système, lequel comprend les panneaux d’identification principaux, les panneaux d’usage courant, les panneaux fonctionnels et les panneaux de projet. On trouvera à la page centrale du cahier l’illustration des divers éléments constituant le système.

Normes graphiques

Le système est fondé sur des normes graphiques qui ont évolué a partir d’un examen des normes nationales et internationales et d’une évaluation des besoins et des pratiques du gouvernement (voir aussi « Contexte » dans le présent guide). La recherche a porté sur les systèmes existants de signalisation architecturale destinés à divers sites tels que les gares, les complexes de bureaux et les événements internationaux. Dans la définition des normes graphiques, un effort a été fait pour parvenir à un équilibre entre, d’une part, la souplesse requise pour répondre à la diversité des besoins et, d’autre part, la normalisation nécessaire pour assurer la rentabilité et l’uniformité du système.

Le cas échéant, le système est compatible avec la norme canadienne, CAN/CSA-Z321, Signaux et symboles dans le milieu de travail, et la norme internationale ISO 7001, Public Information Symbols.

Les normes graphiques prescrivent l’utilisation des composantes du système et tiennent compte des aspects suivants :

L’application de ces normes crée un « langage visuel » particulier au système de signalisation. (La double page centrale illustre les composantes graphiques.)

Types de panneaux

Chaque type de panneau a une fonction précise qui est décrite ci-dessous.

Panneau d’identification principal

Le panneau d’identification principal est le premier panneau qui identifie une installation fédérale et porte la signature et le mot-symbole. Selon le genre d’installation et son emplacement, il peut s’agir d’un panneau extérieur ou intérieur.

Sous-type de panneau d’identification principal, le panneau de signalisation avancée peut indiquer la distance ou la direction d’une installation située en retrait de la voie principale ou un peu plus loin sur la route.

Panneau d’usage courant

Un panneau qui porte un message ayant trait à l’installation même et qui demeure valable quels que soient les occupants, tel que les panneaux de désignation de secteur, un tableau répertoire et les panneaux concernant la santé, la sécurité, les urgences et les services communs.

Panneau fonctionnel

Un panneau portant un message relié aux besoins opérationnels de l’occupant, tel que les panneaux de direction et d’emplacement, les plaques nominatives, les panneaux de réglementation, et les panneaux qui transmettent des renseignements au sujet d’un service, d’une installation, d’une marche à suivre ou d’une condition.

Panneau de projet

Un panneau de projet renseigne sur les programmes ou les projets fédéraux, tels que l’emploi ou les travaux publics. Il est utilisé pour une période courte et sa vie utile ne dépasse pas deux ans.

Panneaux normalisés

Pour répondre aux besoins de l’administration fédérale, un grand nombre de panneaux utilisés fréquemment ont été normalisés en ce qui a trait à leur message, leur présentation graphique, leur dimension et les matériaux dont ils sont faits. Ce travail a permis de réaliser des économies et de simplifier les achats. Présentement, environ 150 articles figurent dans la section 4.3A, « Panneaux normalisés ». Pour obtenir des renseignements sur la façon de commander ces panneaux, consulter le Répertoire des panneaux du Groupe Communication Canada.

Couleur des panneaux

Le système utilise des couleurs particulières qui distinguent les différents types de message. Ces couleurs font partie intégrante des normes graphiques et devraient être employées uniformément. Un aperçu en est donné ci-dessous. Pour les détails, on consultera les sections pertinentes du présent manuel.

Les couleurs de base du système de signalisation sont le gris foncé du PCIM et le gris pale du PCIM pour les panneaux d’identification principaux. Le gris foncé du PCIM est utilisé pour les panneaux d’orientation et d’emplacement, les tableaux répertories, ainsi que les panneaux d’information.

Pour les panneaux de réglementation, d’avertissement et d’urgence, on utilise des couleurs particulières, conformes aux normes nationales. Selon le cas, les couleurs utilisées pour le fond sont le blanc et le rouge, le noir, le jaune, le rouge, ou le vert.

Pour les panneaux de projet on utilise, pour les bandes, le rouge du PCIM, le bleu, le vert ou l’orange.

Couleurs standard

Un système de référence est utilisé aux fins de l’identification et de l’harmonisation de couleurs. Au paravent, les couleurs étaient identifiées dans la norme 1-GP-12 de l’ONGC (Office des normes générales du Canada), Couleurs étalons des peintures. En raison du retrait des parties I et II de cette norme en 1991, c’est le système de référence suivant qui s’applique maintenant.

Les couleurs standard utilisées pour le système de signalisation sont énoncées ci-après. Les numéros renvoient aux couleurs indiquées dans une publication du gouvernement des États-Unis intitulée Federal Standard No. 595B, Colors used in government procurement.

Les demandes de renseignements concernant la disponibilité des échantillons de couleurs devraient être adressées au Programme de coordination de l’image de marque (voir « Demandes de renseignements »).

Produit résistant aux intempéries

Un produit spécial qui résiste aux intempéries a été approuvé pour les panneaux d’identification principaux extérieurs, où il est utilisé pour le drapeau du mot-symbole. Ce produit de la compagnie 3M, est le vinyle rouge « tomate » (obtenu par la coloration dans la masse), n° 180-13.

Emploi de la couleur aux fins de l’orientation

Comme il est décrit plus haut, le système de signalisation a recours à la couleur pour établir une distinction entre les différents types de messages. Toutefois, il peut y avoir des cas où les couleurs sont utilisées pour la désignation des secteurs et pour aider à s’orienter. Quand on utilise les couleurs à ces fins, il est recommandé de ne pas en employer plus de six. En outre, cet emploi des couleurs doit se faire de pair avec d’autres moyens, par exemple en renforçant l’information donnée à l’aide de codes alphabétiques ou numériques. Étant donné que certaines personnes distinguent mal les couleurs, il n’est pas pratique de se fier entièrement au codage par couleurs. Quand on adopte un codages par couleurs, il faut prendre soin d’éviter toute confusion avec la signification attribuée aux couleurs standard des panneaux (un panneau rouge indique normalement un message de danger, par exemple).


Perception des panneaux

La perception d’un panneau est influencée par des éléments tels que la distance, l’angle de vision, la clarté du message, le temps de lecture et la vitesse de déplacement. Tous ces éléments influent sur l’aptitude du lecteur à percevoir un panneau particulier, a en lire le message et à y réagir. Cela signifie qu’il y à une interdépendance entre les décisions concernant la longueur du message, la dimension et l’emplacement du panneau.

Message

L’efficacité d’un panneau est fonction en grande partie du libellé du message. Cela demande une bonne compréhension des communications à l’aide de panneaux et nécessite l’utilisation d’un style clair et simple. La section 1.2, intitulée « Message », décrit la désignation fonctionnelle des services gouvernementaux sous l’en-tête « Panneaux de signalisation ».

La plupart des panneaux sont interdépendants car peu d’entre eux sont placés isolément. Cet élément soulève la question de l’importance relative d’un message donné par rapport à un autre, ou la question de savoir quel panneau doit avoir la priorité. Par exemple, des panneaux concernant la santé ou la sécurité devraient normalement être placés très en vue. Idéalement, un système de renseignements sur le milieu devrait comprendre une structure ou une hiérarchie qui permet de distinguer les renseignements importants des autres messages. En d’autres termes, le contenu du message peut être le facteur principal qui détermine la distance de lecture et le corps de caractère.

Visibilité qu’offre le lieu

Les décisions importantes telles que la dimension et l’emplacement d’un panneau sont influencées par la visibilité qu’offre le lieu, notamment :

Certains de ces éléments peuvent échapper au contrôle direct de la personne qui planifie la dimension et l’emplacement du panneau, mais deux questions demeurent cependant :

Angle de vision

Idéalement, un panneau devrait être placé à angle droit par rapport à la ligne de visée, c’est-à-dire que l’angle de vision doit être d’environ 90 degrés. La lisibilité du message d’un panneau diminue lorsque l’angle de vision est inférieur à 45 degrés.

Distance de lecture et décalage

L’emplacement d’un panneau devrait être déterminé en fonction d’une ligne de visée normale. Le décalage correspond a l’écart (mesuré a l’aide d’une ligne tracée perpendiculairement à la ligne de visée centrale du lecteur. Idéalement, l’angle de décalage devrait se situer entre 5 et 15 degrés par exemple, 0,25 m de décalage par 1,00 m de distance de lecture représente un angle d’environ 15 degrés pour l’œil du lecteur).

Distance de lecture et corps de caractère

La décision concernant la distance de lecture et le corps de caractère est importante parce qu’elle influe sur la lisibilité et la dimension finale du panneau. Bien que le rapport distance/corps soit le facteur principal servant à déterminer le corps de caractère, d’autres éléments peuvent justifier un corps qui soit plus petit, soit plus grand (voir « Choix de l’emplacement »).

Les distances de lecture dont il est question ici sont celles de piétons, ce qui signifie qu’elles sont fondées sur un lecteur qui fait face à un panneau ou qui se dirige en marchant vers lui. Pour déterminer le corps de caractère d’un panneau destiné à la circulation des véhicules, la vitesse normale de la circulation devra aussi être prise en compte.

Rapport distance/corps de caractère

Le Tableau 2 donne la distance de lecture et le corps de caractère correspondant. Il présente des valeurs qui s’appliquent lorsque la visibilité et la distance de lecture sont normales. Les valeurs sont fondées sur le caractère de signalisation (voir la section 4.5).

Lorsqu’un panneau comporte plus d’un corps de caractère, les données relatives à la distance de lecture et au corps devraient être appliquées au message principal, c’est-à-dire celui qui utilise le plus grand corps de caractère.

Tableau 2 : Distance de lecture et corps de caractère

Tableau 2 : Distance de lecture et corps de caractère

Tableau 2 : Distance de lecture et corps de caractère – version textuelle

Vitesse de circulation

Pour un panneau destiné à la circulation des véhicules, on devrait choisir un corps de 50 ou 60 mm pour une vitesse de circulation ne dépassant pas 30 km/h; un corps de 80 ou 100 mm pour une vitesse ne dépassant pas 50 km/h; un corps de 120, 150 ou 200 mm pour une vitesse ne dépassant pas 100 km/h.

Éclairage

La facilité de perception est, dans une large mesure, fonction de la qualité, de l’intensité et de la couleur de la lumière ambiante éclairant un panneau. En général, la lumière ambiante existante devrait suffire. Cependant, les conditions d’exploitation ou de l’aménagement du lieu pourraient nécessiter l’emploi de moyens spéciaux pour assurer un niveau acceptable d’éclairage. Avant de décider de l’emplacement du panneau et de l’éclairage, on devrait évaluer les éléments qui suivent.

Panneaux extérieurs

Il peut être nécessaire d’assurer un éclairage de nuit pour faciliter l’accès à des services offerts directement au public (en particulier dans les régions nordiques) ou faire en sorte qu’un panneau soit lisible en dehors des heures régulières d’exploitation d’une installation. Toute décision relative à la méthode qui convient le mieux (éclairage par devant, par transparence ou par rétro-réflexion) devrait tenir compte de critères d’économie d’énergie et d’efficience.

Panneaux intérieurs

En général, la lumière ambiante est suffisante pour éclairer les panneaux intérieurs. Pour réduire les coûts au minimum et éviter l’installation de source supplémentaires de lumière, l’aménagement de l’éclairage devrait être coordonné avec l’emplacement des panneaux.

Les panneaux qui doivent être visibles en cas d’urgence (par exemple en cas de panne d’électricité) nécessiteront peut-être un éclairage spécial (alimenté par piles). Il importe également d’éclairer convenablement les panneaux servant à des fins de réglementation, d’avertissement ou d’urgence et d’assurer la perception efficace des couleurs liées à la sûreté. Par exemple, certains luminaires comme les lampes au sodium à pression faible ou élevée et les lampes à vapeur de mercure claires peuvent fausser les couleurs dans certaines situations. Pour éviter toute interprétation erronée, il faudra peut-être un éclairage supplémentaire (des lampes à incandescence, par exemple).


Choix de l’emplacement

Le choix d’un emplacement adéquat est essentiel à de l’efficacité d’un panneau. Toute décision concernant la dimension et l’emplacement d’un panneau devrait tenir compte des points suivants.

Dimensions du panneau

La dimension finale d’un panneau peut être un facteur important et devrait être évaluée à l’étape de la planification. Ceci est particulièrement important pour les panneaux extérieurs, où le souci de l’environnement ou de l’esthétique figurent normalement au nombre des critères à respecter dans le choix de la dimension et de l’emplacement d’un panneau.

Le corps de caractère et la longueur du message sont des éléments des qui déterminent la dimension d’un panneau. On peut réduire la taille d’un panneau en reformulant le message ou en choisissant un autre corps. Les panneaux de dimensions excessives constituent un obstacle visuel.

Panneaux d’identification principaux

La dimension d’un panneau d’identification principal devrait se fonder sur deux principes : l’identification et l’intégration. Cela signifie qu’un panneau devrait transmettre un message efficacement et aussi s’harmoniser avec l’architecture ou le lieu qu’il doit identifier. Ceci est primordial lorsqu’on planifie un panneau pour un immeuble du patrimoine étant donné que la dimension et l’emplacement finals du panneau ne devraient pas affecter l’apparence de l’immeuble.

Le type particulier d’installation influe aussi sur les décisions relatives à la dimension d’un panneau d’identification principal. Il est évident que le degré d’importance accordé a l’identification variera d’un type d’installation à l’autre. Par exemple, le panneau d’un bureau qui offre des services directement au public devrait être plus évident que celui d’une installation qui n’est pas utilisée en permanence; dans ce dernier cas, un petit panneau (communément appelé plaque) peut suffire.

Emplacement et installation

Un panneau, il convient de répondre aux questions suivantes : où le placer, comment l’installer et, dans le cas de panneaux de direction, combien en mettre?

Installation du panneau : endroit et méthodes

Les panneaux peuvent être installés selon différentes méthodes. Il peut s’agir d’un panneau fixé sur un mur extérieur ou intérieur, érigé sur des poteaux, suspendu au plafond ou sur une cloison, monté sur une console murale, ou encore d’un panneau mobile que l’on pose sur un bureau ou un comptoir. La méthode de fixation la plus appropriée est fonction du type d’installation ou de lieu, du message et du genre de panneau, de même que des besoins des usagers.

Les panneaux devraient être placés de manière cohérente dans l’ensemble de l’installation. Par exemple, les panneaux d’orientation devraient être visibles à la même hauteur et constituer des points de repère facilement perceptibles. L’uniformité dans l’emplacement des panneaux devrait faire partie de la planification.

Le besoin de transmettre plusieurs messages dans un lieu particulier peut nécessiter le groupement des messages. Cette étape, qui devrait faire partie de la planification, consiste à regrouper ces messages ou les incorporer dans une disposition graphique sur un seul panneau. L’objectif est d’éviter qu’il y ait une prolifération de panneaux différents en un seul lieu, ce qui est source de confusion.

Les panneaux tendent à modifier leur milieu et c’est pourquoi on devrait tenter de les intégrer dans leur environnement. L’installation d’un panneau devrait aussi tenir compte, selon le cas, de l’aménagement paysager (le terrain, la végétation) ou des éléments architecturaux (les surfaces, les textures, les couleurs, les modules).

Panneaux d’orientation : nombre requis

Les décisions relatives au nombre de panneaux à ériger sur un itinéraire particulier se fondent sur plusieurs éléments, entre autres la nature (complexité) de l’environnement, la distance entre les points de départ et d’arrivée et le nombre d’endroits critiques (par exemple, les carrefours) le long de la route. Les études montrent qu’il faut ériger les panneaux juste avant ces endroits critiques. Si ces derniers sont très éloignés les uns des autres, il faudra peut-être répéter le message afin de guider l’utilisateur.

Le besoin d’aider les utilisateurs au moyen de renseignements et d’orientation ne devrait pas être interprété comme une nécessite d’avoir un grand nombre de panneaux. La prolifération des panneaux crée en fait un trop grand nombre de points de référence et dilue l’impact des renseignements essentiels. En général, un plan de signalisation bien conçu se distinguera par son nombre limité de panneaux plutôt que l’inverse.


Acquisition de services ou de produits

Les services de signalisation fournis par Approvisionnements et Services Canada, auparavant des services communs obligatoires, sont devenus des services communs facultatifs à compter d’avril 1992. Les organismes fédéraux devraient se conformer à toutes les spécifications et normes graphiques applicables du PCIM lorsqu’ils acquièrent d’un organisme de services de l’État ou directement du secteur privé des services ou des produits liés à la signalisation.

Processus d’acquisition

À l’exception des articles de stock qui peuvent être commandés par catalogue, les panneaux doivent être conçus et fabriqués pour répondre à des besoins particuliers. Cela implique qu’il faut connaître toutes les données au sujet du message, de l’emplacement et de la visibilité avant que la disposition graphique et les spécifications des panneaux puissent être établies. La définition des besoins et l’obtention des approbations nécessaires devraient normalement être appuyées par des pratiques et des lignes directrices internes qui complètent les renseignements techniques fournis dans le manuel du PCIM.

Lors de l’acquisition de produits de signalisation directement du secteur privé, il incombe aux institutions fédérales de fournir aux fabricants de panneaux ou aux consultants les symboles de l’image de marque, le caractère de signalisation, les symboles graphiques, et toutes les lignes directrices, normes et spécifications connexes du PCIM.

Le Groupe Communication Canada (GCC), un organisme de service spécial relevant d’Approvisionnements et Services Canada, offre les services et les produits de signalisation au moyen d’offres permanentes avec le secteur privé. Ces services incluent notamment la conception, la fabrication et l’installation de panneaux ainsi que la planification de systèmes de signalisation. Le Répertoire des panneaux de l’organisme inclut une liste des articles de stock et décrit les composantes du système de signalisation de l’administration fédérale. Veuillez communiquer avec la section de Signalisation du Groupe Communication Canada pour obtenir une copie du Répertoire ou pour plus de renseignements au sujet de l’acquisition de panneaux.


Politiques et lignes directrices pertinentes

Ce guide devrait être utilisé de concert avec les politiques ou lignes directrices suivantes :

Volume sur les communications, Manuel du Conseil du Trésor

Volume sur la gestion des biens immobiliers, Manuel du Conseil du Trésor

Manuel du Programme de coordination de l’image de marque


Normes et références

Normes et spécifications

Le présent manuel renvoie à un certain nombre de normes et de spécifications sur les panneaux, les symboles et les matériaux de signalisation. Elles figurent ici à titre de référence.

Office des normes générales du Canada (ONGC) :

Association canadienne de normalisation (ACNOR) :

Norme du gouvernement des États-Unis :

ISO (Organisation internationale de normalisation)

Références utiles

Arthur, Paul and Passini, Romedi, Wayfinding : People, Signs, and Architecture, McGraw-Hill, Inc., New York, 1992.

Cherry, Colin, On Human Communication, The MIT Press, Cambridge, Massachusetts, 1978.

Easterby, R.S. et Zwaga, H.J.G., editeurs, Information Design, John Wiley and Son Ltd., Toronto, 1984.

Follis, J., et Hammer, D., Architectural Signing and Graphics, Whitney Library of Design, New York, 1979.

Frascara, Jorge, et al, Environmental Information Systems, Icographic, Vol. II, No. 1, Mobilia Press Aps, Denmark, 1982.

Groupe Communication Canada, Repertoire des panneaux, Ottawa, 1992.

McLendon, Charles B. et Blackistone, M., Signage : Graphic Communications in the Built World, McGraw-Hill, Inc., New York, 1982.

Passini, Romedi, Wayfinding in Architecture, Van Nostrand Reinhold Company Inc., New York, 1984.


Définitions

Norme graphique (design standard)
règles approuvées prescrivant l’emploi des éléments de communication graphique du PCIM, tels que forme, taille, disposition, couleurs, caractères et utilisation des symboles.

Panneau de projet (project sign)
panneau qui donne des renseignements sur les programmes ou les projets fédéraux, par exemple, ceux qui touchent les travaux publics ou l’emploi.

Panneau d’usage courant (common-use sign)
panneau dont le message porte sur les installations mêmes. Ce type de panneau demeure valable malgré les changements d’occupants, par exemple, un tableau répertoire, un panneau de sécurité-incendie, des panneaux indiquant les numéros des pièces. (Voir aussi panneau fonctionnel.)

Panneau fonctionnel (operational sign)
panneau portant un message relié aux besoins opérationnels de l’institution occupante, qui en assume par conséquent la responsabilité. (Voir aussi panneau d’usage courant.)

Panneau d’identification principal (primary identification sign)
le premier panneau servant à identifier une installation du gouvernement fédéral et portant la signature et le mot-symbole.

Signalisation du PCIM (FIP signage)
panneaux d’identification principaux; panneaux d’usage courant; panneaux fonctionnels; et panneaux de projet. (Ne comprend pas les panneaux assujettis à un règlement qui précise leur design.)

Figure Signs1

Figure Signs1

Figure Signs1

Panneaux d'identification principaux

Figure ID2

Figure ID3

Panneaux d'usage courant

Figure Common1

Figure Common2

Figure Common3

Panneaux fonctionnels

Figure Ops1

Figure Ops2

Panneau de projet

Figure Project1

Panneau de signalisation avancée

Figure Advance1

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